Rome, Jeux Olympiques de 1960






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Rome, Jeux Olympiques de 1960

Rome, Jeux Olympiques de 1960

Publié le : 24/10/2017 17:52:22
Catégories : SPORT Rss feed

Plus d’un demi-siècle après avoir renoncé à organiser les troisièmes Jeux Olympiques, Rome a accueilli les Jeux de 1960. La beauté du site, le climat favorable, le parfait fonctionnement des structures (12 sites permanents, 5 temporaires, un Village d’environ 1500 appartements) et la qualité des compétitions sont restés dans les mémoires et en on fait l’une des éditions les plus réussies. Parmi les nouveautés : la participation massive des pays de l’Afrique post-coloniale et la la possibilité de suivre les Jeux à la télévision, grâce à plus de 100 heures de programmes en tout.  

 

Comme à Melbourne, l’Union Soviétique se confirma à la première place du palmarès avec 43 médailles d’or et 103 médailles au total, plus de 30 en plus des USA. L’Italie se retrouva à la troisième place du palmarès, avec 13 médailles d’or, 10 médailles d’argent et 13 médailles de bronze. Les italiens gagnèrent dans le cyclisme, dans la boxe avec Nino Benvenuti (or dans les poids welter) capable d’effacer une légende en devenir comme Cassius Clay. Mais c’est Livio Berruti l’Italien qui fit une prouesse sur les 200 m, il fut le premier européen de l’histoire à battre les américains sur cette distance – un exploit ensuite renouvelé uniquement par Borzov, Mennea et Kenteris. 

Cependant, la vraie icône des Jeux Olympiques romains fut un athlète parfaitement inconnu:  Abebe Bikila. 

Il était né le 7 août 1932 à Jato, en Ethiopie. Le jour de sa naissance, à Los Angeles, on courait le marathon olympique. Fils d’un pasteur, il était agent de police, et garde du corps personnel de l’empereur Haile Selassie; profession qu’il a décidé d’entreprendre à Addis Abeba, pour gagner un peu plus d’argent et aider sa famille.

Le 10 septembre 1960: Abebe se retrouve dans l’équipe olympique éthiopienne pour remplacer  Wami Biratu, victime d’un accident pendant un match de football. Les chaussures que lui fournit le sponsor technique ne lui vont pas, c’est pour cette raison que deux heures avant la compétition, il décide de courir pieds nus.

Il avait débuté dans l’athlétisme de compétition 4 ans plus tôt seulement, entrainé par le suédois  Onni Niskanen. Avec un maillot vert portant le numéro 11, il engage immédiatement un défi contre un fantôme: Abebe veut contrôler son concurent, le numéro 26, le marocain  Rhadi Ben Abdesselam, qui part avec le numéro 185. Bikila reste dans le groupe de tête et comme il ne trouve pas son adversaire, il pense que celui-ci est avant lui. A la fin, c’est l’étiopien gagne. Après la compétition, lorsqu’on lui demandera la raison pour laquelle il a décidé de courir pieds nus, il déclarera: "Je voulais que le monde sache que mon Pays, l’Ethiopie, a toujours gagné avec détermination et héroïsme. »  

La victoire de Bikila devint le symbole non seulement des Jeux Olympiques de Rome en 1960, mais aussi de tout le mouvement anticolonialiste. 

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